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a good hockey player plays where the puck is. a great hockey player plays where the puck is going to be.
wayne gretzkyPosted on June 25, 2011 with 1 note
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hello cleveland!
cleveland
avec ses 7 championnats (3 pour les patriots, 2 pour les red sox et un pour les celtics et les bruins) lors des 10 dernières années, la ville de boston est certainement la ville de l’heure dans le monde du sport nord-américain.
la patience des fans des bruins et des red sox a été mise à l’épreuve pendant de longues années, mais ce n’est rien si on compare à d’autres villes qui possèdent au moins deux équipes professionnelles.
buffalo est célèbre pour ses insuccès; rien depuis 1965 malgré plusieurs finales. on l’a surnomme d’ailleurs heartbreak city. le buffalo curse est un des plus célèbre du sport.
san diego détient le record de la plus longue disette; son dernier championnat remonte à 1963 avec la victoire des chargers dans la afl.
même si les browns ont remporté le titre de la nfl un an après les chargers, le sort semble s’acharner davantage sur la ville de cleveland. aucune ville n’a autant souffert devant ses héros et ses concessions.
the curse.
la liste est longue. il y a eu le pied cassé du joueur de centre des cavaliers, jim chrones, deux jours avant la demi-finale de 1976, année où on leur prédisait le championnat de la nba. il y a eu la saison 1995 complètement dominée par les indians (100-44) qui s’est terminée par une défaite de 4 matchs à 2 contre les braves d’atlanta en série mondiale. les indians n’ont frappé que pour .179 lors de ces 6 matchs.
et il y en a eu des plus dramatiques. si dramatique que chacun des événements porte un nom.
the shot.
mai 89, 1re ronde. cavaliers contre les bulls.
lors du 5e match d’un 3-de-5, l’équipe de cleveland prend les devants 100-99 avec trois secondes à faire. l’équipe de chicago prend son temps d’arrêt. et avec pu d’temps au cadran, michael jordan, en suspension dans les airs, réussi un panier pour procurer la victoire aux bulls.
the red right 88.
janvier 81, quart de finale. browns contre les raiders.
l’équipe de cleveland perd 14-12. il reste 49 secondes au match, ils sont à la ligne de 13 verges des raiders. parce que le botteur a manqué deux bottés de placement depuis le début du match, l’entraineur rutigliano opte pour un jeu de passe, le red right 88, et espère y aller pour un touché, au lieu d’un botté de trois points. la passe du quart est interceptée. les raiders d’oakland ont poursuivi leur route jusqu’à la victoire du super bowl.
the catch.
avec 111 victoires, les indians avaient toutes les raisons de croire en leur chance de remporté la série mondiale de 1954. ils n’auront pas réussi à remporter une seule victoire de la série contre les giants de new york. et cette attrapée spectaculaire de willie mays restera gravée longtemps dans la mémoire des fans de cleveland.
the move.
le déménagement des browns vers baltimore en 1996 aura fait beaucoup de mal aux partisans de l’équipe locale. la douleur aura duré 3 ans, une nouvelle équipe est revenue en 1999, toujours sous le nom des browns.
the decision.
la décision de lebron james de quitter cleveland pour aller jouer à miami avec le heat aura laissé un goût amer dans la bouche des fans à cleveland.
“In this fall, this is very tough, in this fall I’m going to take my talents to South Beach and join the Miami Heat… I feel like it’s going to give me the best opportunity to win and to win for multiple years, and not only just to win in the regular season or just to win five games in a row or three games in a row, I want to be able to win championships. And I feel like I can compete down there.”
-lebron james
mince consolation, le heat a perdu contre le maverick de dallas lors de la finale de 2011. avec un lebron quasi-absent, notamment lors des 4es quarts. quand ça compte.
the drive.
janvier 87, demi-finale. browns contre les broncos.
au 4e quart, les browns mènent 20-13. mais le légendaire john elways de l’équipe de denver, a orchestré une remontée de 98 verges en 15 jeux, dont une passe lors de 3e et 18. avec 37 secondes à faire, il réussit une passe de touchée. 20-20. en prolongation, les broncos réussissent un botté de 3 points.
the fumble.
l’année suivante. même situation.
les browns ont réussi une incroyable remontée de 30 points. avec un peu plus d’une minute à faire, ils perdent 38-31. une courte course du porteur de ballon byner le porte à un pouce du touchée qui pourrait les porter en prolongation pour une 2e année de suite. c’est à la ligne des buts qu’il échappe (fumble) le ballon. privant les browns de leur revanche.
the error.
octobre 1997. 7e de la série mondiale. contre les marlins.
les indians mènent 2-1, fin de la 9e. les marlins font 2-2. le pire est à venir. en 11e manche, le deuxième but fernandez commet une erreur qui permet à deux joueurs des marlins d’avancer sur les buts; un au premier et un au troisième. un simple simple de renteria est suffisant pour donner la victoire un premier championnat aux marlins.
et tout ça, sans parler du bref passage des barons…
voici un court documentaire sur le sujet;
the cleveland sports curse.Posted on June 24, 2011
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“coudon’, tu prends pour qui?”
en 1974, 4 joueurs des bruins dominaient le classement des compteurs.

dave schultz, moose dupont, brad park et bobby clarke
accumulaient les minutes passées au cachot.
la liste des gagnants des différents trophées individuels comprenait les noms
de orr, potvin, shero, bucyk, esposito (les deux) et bernie parent.
bobby orr et brad park.
les canadiens perdaient au premier tour des séries.
les flyers de philadelphie remportaient la coupe contre les bruins de boston.
bobby clarke et bernard parent.
c’était l’année de ma naissance.
évidemment, je n’ai rien de vu de tout ça. mais ces noms et ces équipes ont fasciné mon enfance. les bruins, les flyers, les islanders. des équipes dures, solides, épeurantes même. avec des gardiens de but spectaculaires, un peu dérangés. old time hockey.
gary cheevers, 1976
comme p’tit gars, j’ai préféré le masque de cheevers à celui de dryden. le sourire édenté de brad park (le nom de mon blogue) à la chevelure de lafleur. les exploits de orr à ceux (drabes) de bob gainey. mon t-shirt (des bruins) et mes mitaines (des flyers) achetés dans le catalogue sears n’affichaient pas le bleu-blanc-rouge.
plusieurs de mes oncles étaient partisans des bruins.
mon père aussi.
et quelques-uns des pères de mes amis.
mais pas mes amis.
j’ai hérité d’une collection incroyable de cartes des années 70.
j’ai regardé ça de loin, préférant mes cartes de hockey et mes affiches aux matchs. sans équipe préférée, déjà, c’était tout sauf canadiens. et pendant ce temps, ils gagnaient 4 coupes stanley consécutives, sous bowman.
dans le premier match de hockey que j’ai vu dont je me souviens encore, les canadiens affrontaient les bruins en demi-finale pour la coupe en 1979. ils ont battu boston en 7 matchs pour ensuite aller remporter cette 4e coupe.
ma carrière de fan commençait bien mal. et comble de malheur, les nordiques devaient arriver dans la nhl la saison suivante.
il n’y a pas eu de coup de foudre pour les nordiques. mon t-shirt et mes mitaines pesaient plus fort dans la balance. et il y avait ces islanders que j’aimais bien. moins, mais bien. billy smith et ses coups de hache, sa gueule de méchant et son koho. mike bossy 50 en 50. le casque de butch goring. 4 coupes en 4 ans qui venaient faire de l’ombre à celles du canadiens, incapables de se faufiler en finale.
billy smith, idole d’enfance.
pendant ce temps, dans la cour d’école et à la télévision, et dans le soleil et le journal de québec, les nordiques occupaient beaucoup de place, et devenaient la véritable alternative à la sainte-flanelle. lorsqu’ils ont affronté le ch lors des séries de 1982, je suis devenu, un nordique. j’avais 8 ans. j’ignorais alors la souffrance qui m’attendait. lorsqu’ils ont rejoint les puissants islanders pour la demi-finale de 82, je ne savais encore rien des 14 années difficiles, sombres, à venir.
les stastny.
malgré la présence des nordiques, bruins et flyers demeuraient mes équipes #2 et #3. mais j’étais un vrai nordique. dans la tempête comme dans les triomphes. fidèle, engagé, enragé. je simulais des maux de ventre pour ne pas me rendre à l’école au lendemain d’une élimination contre le canadien. j’ai cru en des noms comme mario gosselin, jean pagé, ken mcrae. un vrai soldat prêt à essuyer les insultes à la récré, à regarder les matchs à tqs dans une saison de 12 victoires. et j’ai pleuré au printemps 93 (deux fois) et encore plus lors de celui de 95.
avalanche, 1996.
et je n’ai rien éprouvé lorsque l’avalanche a remporté la coupe l’année suivant le déménagement. c’était pas les nordiques. (et que faisait patrick roy avec mes anciens joueurs?)
lors des saisons 96-97, 97-98 et 98-99 j’ai travaillé au centre molson. j’étais aux reprises vidéos pour l’écran géant lors des matchs du ch. j’ai aussi fait un peu de caméra, de montage, de son, pour finalement devenir aiguilleur. encore, je détestais l’establishment du canadien (ils m’ont demandé d’enlever et de ne plus porter mon jersey des flyers), la ligne de conduite de son département de relations publiques et l’équipe sur la glace. chaque fois que je voyais le logo sur mon chèque de paie, je me sentais traître (envers les dieux du hockey, pas envers le ch) mais les chiffres avec le $ au bout, aidaient à faire passer la pilule. je dois avouer qu’il m’est arrivé de souhaiter qu’ils se rendent un peu plus loin en série, parce que c’était les seuls sous que je gagnais. ils n’ont gagné qu’un seul tour. fallait s’en attendre.
pendant ce temps, mes #2 et #3 avaient grimpé d’un rang. mais le départ des nordiques avait laissé des traces; mon intérêt pour le hockey ne faisait que diminuer de saison en saison… atteignant presque le point zéro l’année avant le lock-out.
après le lock-out, j’ai passé plusieurs semaines à toronto avec mon ex-épouse pour le travail. j’ai donné une deuxième chance à notre sport national.
dans la ville reine d’un pays qui n’est pas le mien.
the patience that unites us all.
pour elle; coup de foudre pour une équipe détestée à montréal. une équipe qui n’a pas remporté la coupe depuis, oui oui, je sais, 1967. bla bla bla, les photos en noir et blanc, leaf sucks, loser since ‘67… je les ai toutes entendues. 1000 fois. mais on ne choisit pas ces choses-là.
de retour à montréal, elle a regardé tous les matchs pendant une saison complète. et par association, j’en ai vu plus d’un (elle m’a aussi rappelé comment haïr le ch avec passion) et un jour, ça m’a frappé; j’aimais cette équipe. plus que n’importe quelle équipe. peut-être même plus que les nordiques. (c’était lors d’un match contre le ch, bien sur)
comment expliquer ça? il n’y pas de façon. c’est pas la ville, encore moins le pays. peut-être parce qu’au retour du lock-out, j’ai (beaucoup) vu une équipe pas très talentueuse se battre avec caractère, en équipe. une petite équipe, mais une équipe rude, déterminée. et qui passait bien proche de faire les séries. ou qui réussissait à empêcher le ch de les faire. et il y avait tucker (le préféré de claudie) que j’aimais beaucoup, sans même savoir savoir qu’il était haï ici. kaberle, sundin, kubina, poni et antropov. et un peu plus tard, raycroft, en qui j’avais envie de croire. et depuis, aucune participation aux séries. des transactions ratées. des gardiens misérables (raycroft et toskala) mais je suis habitué, je suis, pour toujours, un ancien nordique.
darcy tucker
donc, aujourd’hui;
#1-leafs
#2-bruins
#3-flyers
alors voilà. le printemps, depuis quelques années, parce que les leafs prennent leurs vacances un peu tôt, j’en ai que pour boston et philadelphie. les bruins occupent une place très spéciale. lorsque les leafs se font avoir dans une transaction avec les bruins, c’est pour moi un moindre mal. je souhaite que les deux équipes en sortent gagnantes. j’additionne. je soustrais. je suis patient.
je ne pourrais pas ressentir pour les flyers ce que j’ai ressenti ce printemps, pendant 25 matchs. j’ai facilement accepté la défaite contre les hawks l’an passé. je n’aurais jamais fait le voyage pour aller les encourager. j’ai même manqué quelques matchs. mais les bruins… c’est les bruins. c’est dans la famille. dans mon sang. depuis le début.
c’est la raison pour laquelle j’ai assisté au 7e match contre tampa bay, dans le garden. et que je me suis rendu sur causeway pour le 7e match contre vancouver, entouré de fans de lucic, chara, bergeron, horton. thomas.
boston, 15 juin 2011
pour la première fois de ma vie, une équipe professionnelle que j’aime, que j’encourage, que je suis, remporte un championnat.
37 ans, c’est long.Posted on June 21, 2011